Nous proposons un parcours inédit à la rame, depuis les premières turbines de Lancey, jusqu’à la haute technologie de la presqu’île scientifique en aval de Grenoble : un « voyage » entre histoire, nature, sciences et métropole… accompagné de récits et commentaires de Daniel Danis, auteur, Christian Mazzuchini, comédien et Marie Baret et Victor Miramand, paysagistes du CAUE et Christophe Bernard, directeur de la recherche et du développement et des partenariats à STMicroelectronics pour laisser libre cours à l’imagination.
Les siècles de divagation de l’Isère et du Drac auraient-ils imprimé d’irréversibles traumatismes qui justifient la désaffection dont sont l’objet nos rivières de nos jours ? Insoupçonnée de la plupart d’entre nous, l’Isère s’est, au fil du temps, pudiquement drapée dans un écran végétal continu, jusqu’à se faire oublier.
140 ans après les premières conduites forcées imaginées par Aristide Bergès sur les flancs de Belledonne, à partir de l’exploitation de l’eau, ressource naturelle abondante du massif, que reste-t-il du berceau de la houille blanche ? Depuis le cœur de la rivière, le temps semble s’être arrêté à deux pas de la frénésie de notre société contemporaine.
La puissance et la générosité de cette nature aux portes de la ville recèlent-elles des potentialités porteuses de nouvelles innovations pour le XXIe siècle ?
Programme de la «croisière»
9h15 : départ en bus du Club d’aviron – 37-39 quai Jonking, Grenoble
10h : maison Bergès - Lancey
L’énergie d’hier et d’aujourd’hui - Visite commentée de la Maison Bergès
Intervention d’un chercheur
11h15 : descente de l’Isère en bateau (12 personnes par dragon boat) accompagnée par Daniel Danis, Christian Mazzuchini et les paysagistes du CAUE (lecture de paysage et récit)
Arrivée prévue au Pont d’Oxford vers 15h30
Ce chemin d’eau acceptera de nous porter sur une glisse de pensée narrative, méditative et selon notre disposition d’esprit nous permettra d’interroger, d’interpeler les forces « imaginantes » qui activent nos gestes collectifs et intimes. Sous forme d’un récit d’un dernier soubresaut de l’été, comme si nous emmagasinions nos énergies pour l’hiver à venir, temps des réparations et de confection pour une régénération de nos images pour la suite du monde… Daniel Danis
De la maison Bergès à Minatec
Le musée de la Houille blanche, situé au pied du massif de Belledonne, constitue un lieu de mémoire exceptionnel pour évoquer la naissance de l’hydroélectricité et rendre hommage aux hommes qui ont participé à cette aventure. C’est l’histoire de l’industrialisation à travers le personnage de l’ingénieur Aristide Bergès, père de la «houille blanche», grand innovateur mais aussi protecteur des arts qui sera proposée au public au fil d’un parcours dans la maison familiale marquée par les styles dominants de l’époque.
Minatec, fleuron du CEA, est aujourd’hui un des pôles les plus performants de la recherche européenne.
Il prolonge, un siècle et vingt kilomètres de rivière plus loin l’aventure scientifique, technologique et industrielle initiée par Aristide Bergès.
En cas de mauvais temps le parcours sera annulé.
Attention le lieu de départ a changé.

